LES PALMIERS

Ces
plantes essentielles et vitales des régions tropicales et subtropicales
, dont certaines espèces survivent très bien dans notre région
littorale, méritent une attention particulière.
Qu’est ce qu’un PALMIER ?
Il appartient à la grande famille des Arecaceae .
Si on analyse sa structure anatomique et sa forme, il ressemble à une herbe géante (au même titre que les bananiers).
Il possède un tronc ( stipe ) fibreux, terminé par un bourgeon qui ne se divise pas.
La sève circule dans l’ensemble de ses fibres.
Certains palmiers peuvent émettre des bourgeons latéraux, on les dit « cespiteux » ( formant ainsi une touffe ).
Le stipe ne s’élève , dans de nombreux palmiers, que lorsque le diamètre de la plante atteint son diamètre définitif ( ce qui peut prendre plusieurs années après son semis. )
Ses racines sont composées d’un « chevelu »très dense interdisant pratiquement tout développement d’autres plantes dans son proche environnement.
Les feuilles ( palmes ) présentent
une grande diversité de formes et de tailles : elles peuvent être palmées,
pennées, costapalmées, bipennées. Certaines sont
pourvues d’épines acérées . Elles peuvent être très
grandes, celles du Raphia mesurent
Leur « attache » sur le stipe se présente sous la forme d’un manchon, ou d’un croisillon de fibres à la manière d’un filet végétal.
Les inflorescences se présentent différemment suivant les espèces :
- Mâle et femelle sur la même plante (
fleurs séparées ou les deux groupées ensembles ) : espèce
monoïque
- Mâle et femelle sur des plantes différentes : espèce
dioïque
La
grande majorité des palmiers est située en zone tropicale et intertropicale.
Ils
sont gélifs sous nos latitudes, ils ne présentent donc aucun intérêt pour nos
jardins ( sauf pour les serres chauffées ou vérandas
).
Cependant, certaines espèces subtropicales ont trouvé un climat favorable à leur développement dans nos régions tempérées, ce qui nous permet de disposer d’un petit choix (une quarantaine) de cette plante majestueuse, gracieuse, et tellement exotique !
Ci joint la liste des principaux palmiers qui peuvent être utilisés dans nos jardins : attention certains restent petits, et d’autre deviennent très vite encombrants.
Il ne faut pas oublier de tenir compte en plus de son prix d’achat, des frais d’entretien liés à sa taille à l’âge adulte.
Zone dite de
l’olivier ( température minimum -
- Brahea armata -
- Butia capitata -
- Butia Yatay -
- Butia
criospatha -
- Chamerops
humilis -
- Chameodora radicalis -
- Jubaea chilensis -
- Rhapidophyllum hystrix -
- Sabal minor -
- Sabal bermudana -
- Sabal palmetto -
- Sabal uresiana -
- Trachycarpus
fortunei -
- Trachycarpus
wagnerianus -
- Trithrinax
bifabellata -
- Trithrinax
camprestris -
- Washintonia
fififera -
Zone dite de
l’oranger ( température minimum -
- Arenga
engleri -
- Brahea
édulis -
- Brahea brandageei -
- Brahea
dulcis -
- Butyagrus
nabonnadii -
- Caryota urens -
- Chamaedorea microspadix -
- Dypsis docipiens -
- Livistonia
Chilensis -
- Livistonia
australis -
- Livistronia
decipiens -
- Nannorrhops richicana -
- Phoenix canariensis -
- Phoenix dactylitera -
- Rhapis
exelsa -
- Rhapis
humilis -
- Sabal causiarum -
- Serenoa repens -
- Syagrus romazoffiana -
- Trithrinax acanthocoma -
- Washingtonia robusta -
Les palmiers cités plus haut ( zone de l’olivier ) peuvent être évidemment plantés dans la zone de l’oranger.
Les températures indiquées pour chaque palmier sont les températures minimum au delà desquelles la plante peut être totalement détruite.
Pour l’APJM - Claude BAUMANN
( Février 2006 )